"On sait que le plus dur reste à venir"
Yann Retory - FFBB

Avec une victoire à zéro dans la série face à Toulouse, Chartres a réussi à conserver l'avantage de jouer à domicile pour s'approcher un peu plus du rêve des Bluelights. Elise Marié, capitaine de la formation eurélienne, s'est confié sur l'affrontement de samedi dernier et sur le match à venir, qui sera très certainement le plus important de l'histoire du C'Chartres Basket Féminin.

Pour commencer, vous menez désormais 1-0 dans la série, là pour le moment, qui vous oppose au Toulouse Métropole Basket. Quel est votre sentiment et celui de l'équipe actuellement à la suite de la victoire ?

Bah écoutez, avoir l'avantage du terrain final, c'est avoir la pression sur le premier match donc on a répondu présentes. On a réussi à conserver en fait cet avantage du terrain donc c'est satisfaisant. Mais voilà, on sait que le plus dur reste à venir parce que on l'a vu  sur ces playoffs, ce n'est pas facile d'aller gagner à Toulouse donc on s'attend à un gros match.

La bataille samedi face aux Pionnières pour décrocher la victoire, elle a été compliquée parce que Toulouse, même si elles ont fait preuve de grosses difficultés dans l'adresse, est resté au coude à coude jusqu'au bout du match. Qu'est-ce qui a fait la différence selon vous ?

Je pense que réellement que ce qui fait la différence au bout, c'est la profondeur de banc. Voilà, nous, les 10 joueuses alignées sur la feuille de match ont joué et ont apporté quelque chose. Donc c'est sûr que nous, au niveau de l'intensité, c'est peut-être plus facile pour nous de la maintenir sur 40 minutes alors qu'elles ont eu moins de rotations. Donc forcément, elles ont subi par moment des coups de mou qui nous ont permis de creuser l'écart ou de prendre le large.

Jouer dans une salle remplie comme ça, devant un peu plus de 3800 personnes, qu'est-ce que ça fait ? Est-ce que on se projette un peu déjà sur ce que ça pourrait être la saison prochaine en cas de montée ?

Non pour le moment, on ne se projette pas. Je pense que dans ce genre d'ambiance, il faut savoir vivre le moment présent. C'est vrai que dans le basket féminin, et notamment en Ligue Féminine 2, on n'a pas la chance d'avoir souvent des salles aussi belles et remplies de 3800 personnes. Donc c'est sûr, il faut profiter, il faut profiter de ça et vraiment vivre l'instant présent. L'avenir nous dira ce qu'il en sera la saison prochaine. Mais voilà, on a vraiment profité de de notre moment. Les gens, ils étaient là pour nous, ils ont fait du bruit, ils nous ont poussé et porté vers la victoire, donc c'était c'était vraiment une très bonne soirée pour nous.

Nous avons eu a eu un match accroché du début à la fin mais il y a eu une sorte de bascule dans le dernier quart où le public aussi a donné de la voix. Vous pensez que cela joué inconsciemment sur la fin de match ?

Ouais, c'est sûr, peut-être sur la fin de match ou peut-être sur le début. Cela les a peut-être crispé d'avoir autant de monde, autant de bruit contre elles. Mais voilà, nous, on sait que dans les moments importants, on sait qu'on n'est pas seul sur sur le terrain, y a les supporters qui sont là pour nous soutenir et pour nous pousser. Quand il y a peut-être un petit peu de fatigue, on est tout de suite galvanisée par l'énergie qu'il y a autour donc c'est sûr que c'est un avantage qu'on a eu sur ce premier match. Mais voilà, le match 2 arrive et cet avantage, c'est les Toulousaines qui l'auront. À nous de savoir répondre à ça.

Vous êtes la plus ancienne joueuse du groupe, vous avez connu les deux dernières finales contre Roche Vendée en 2017 et notamment l'année dernière la défaite contre Charnay. Quel est votre regard sur le chemin parcouru ? 

Moi, c'est ma 9ème saison au club donc et ma 3ème finale. J'ai connu des bonnes saisons et j'ai connu des saisons un peu plus compliquées donc on voit toute l'évolution. On a vraiment eu cette année une saison compliquée avec beaucoup de blessures. On a été très peu au complet donc arriver jusqu'en finale avec tout le groupe, c'est formidable ... vraiment, je pense notamment aux deux joueuses qui nous ont aidé à faire ça, qui sont Tye Battle qui est venu en début de saison pour compléter l'effectif pour remplacer Uju (Ugoka) et Maria Blazejewski qui est là avec nous sur la fin de saison. Voilà, ce sont des joueuses qui nous aident et qui nous ont permis en fait d'arriver là où on est et également les jeunes qui s'entraînent avec nous. Voilà, elles font le travail, elles bossent tous les jours avec nous, elles bossent dur et c'est dans l'adversité en fait qu'on devient les meilleures. Ce sont toutes ces choses-là qui, certes, ne sont pas alignées sur la feuille de match pour les matchs de finales, mais qui comptnent et elles ont été importantes pour nous aussi dans la saison. Donc, franchement, je pense qu'on vit une saison compliquée mais dans laquelle on a toujours su relever la tête.

Désormais, vous avez votre destin entre les mains, dimanche dans la Ville Rose. Lors du dernier match au Petit Palais, vous vous étiez imposé de quelques points. Comment vous vous préparez ce match ? 

Je dirais que on prépare ce match comme tous les autres matchs, voilà. On sait ce qu'on doit faire. Il faut qu'on se repose d'abord sur notre défense. Donc voilà, bien préparer notre scouting et et ensuite apporter toute l'énergie qu'on aura à mettre dans la bataille. Je pense qu'il faut qu'on l'aborde comme un match couperet, comme si c'était le dernier match de la saison, et que nous n'avions pas d'autres solutions que de gagner parce que cela peut-être dangereux d'aborder ce match en pensant qu'on a toujours une dernière chance après.

Pour finir, quels ajustements selon vous par rapport au premier match ? En tout cas pour reproduire la performance à savoir un nouveau succès.

Je dirais qu'on leur a laissé quand même pas mal de secondes chances (12 rebonds offensifs), donc ça c'est quelque chose qu'on doit réussir à corriger et également, on leur a donné énormément de lancer-francs durant toute la partie, ce qui, au final, les maintient en vie et nous laisse à portée de fusil. Donc voilà, réussir dès que l'on aura l'occasion de creuser l'écart et éviter de les laisser à nos côtés avec des lancer-francs un peu trop faciles.

 

Le programme des Finales de Ligue Féminine 2 2024 :

- Samedi 04 mai : C'Chartres Basket Féminin - Toulouse Métropole Basket : 74-66 / Revoir le match
- Dimanche 12 mai : Toulouse Métropole Basket - C'Chartres Basket Féminin (15H30 I Diffusé sur YouTube)

Belle si besoin
- Samedi 18 mai : C'Chartres Basket Féminin - Toulouse Métropole Basket (20H00 I Diffusé sur YouTube)