Champagne Basket relève la tête, Montbrison entre sur le podium
Teddy Picaudé - Champagne Basket Féminin

Après avoir vécu une série de deux rencontres très difficiles, les Pétillantes ont su remobilisées les troupes en faisant tomber Mondeville chez eux avec la manière. Timidement mais de manière assurée, les joueuses de Corinne Benintendi rejoignent la tête du classement en s’imposant face au Pôle France.

-44 face à Charnay à l’extérieur puis -19 à domicile contre Strasbourg … Pour un début de saison, l’addition commençait à être salée pour le Champagne Basket Féminin. L’objectif du club, qui vise clairement l’étage supérieur en créant un véritable collectif dans lequel le groupe prime sur les individualités, semblait un peu élevé par rapport aux prestations affichées sur le terrain. Touché dans son orgueil, le groupe d’Aurélie Lopez a inversé la vapeur. Plus en jambes que lors de leurs dernières sorties, les champenoises imposent leur rythme d’entrée (27-12 dans le premier quart). Portées un jeu collectif plus huilé, par leur adresse et leur impact au rebond, les co-équipières d’Evita Herminjard (10 points, 13 rebonds, 20 d’évaluation) surnagent, permettant à l’ensemble de l’effectif de marquer. Hormis Vaciana Gomis, qui montre un beau visage (21 points, 4 rebonds), la réalité est dure pour Mondeville qui concède sa deuxième défaite de rang (57-71).

Hormis sa défaite contre les Pétillants, Montbrison de son côté, réalise un départ canon en empochant samedi son troisième succès consécutif (54-51). Le Pôle France, encore trop juste, n’arrivera pas à contrer la pression de Clarisse Legrand (6 interceptions) et le récital de l’ancienne Féline d’Aulnoye, Nukiya Mayo (18 points, 7 rebonds, 4 passes).

Chartres voulait enchaîner après avoir défait Charnay à la maison, chose faite à Illkirch-Graffenstaden. Mais tout cela ne s’est pas fait dans la sérénité. Alors que les deux formations courent après le score côte à côte jusqu’à la fin du temps réglementaire, c’est une Elise Marie de gala (26 points, 9 rebonds, 5 passes) qui permet au CCBM de reprendre la tête à 16 secondes du buzzer final. Une seule unité sépare alors la SIG et Chartres, c’est le moment que choisit Manuella Hatchi pour tenter un dernier floater pour repasser devant. Dans le stress, il passe complétement à côté. Illkirch-Graffenstaden fait faute dans la foulée pour encore espérer profiter des deux secondes restantes. Mais malgré les tirs ratés d’Enabosi sur la ligne des lancer-francs, la SIG s’incline (69-70). Monaco aussi poursuit sur sa bonne lancée en écartant le COB Calais (64-73). Une deuxième victoire, après son premier succès historique la semaine passée, dans un match où les joueuses de Régis Racine auront pointé en tête toute la rencontre. Malgré une sélection de tir et une adresse encore très perfectible, le groupe mené par la valeur sûre Ashunae Durant (21 points, 12 rebonds) effectue le travail. De bonne augure pour la suite de la compétition.

Pour finir, Charnay assure à la maison contre la Tronche-Meylan, beaucoup plus en difficulté que la saison passée (68-54). Les deux formations font armes égales pendant 10 minutes mais l’écart se creusera progressivement sous l’impulsion des Pinkies dont Amber Melgoza (21 points). Le BCTM semble ne pas trouver de solution pour corriger le tir de son côté. Camille Droguet et Aurore Poutou auront tenté de sauver les meubles, bien aidés par Prescilla Colombo et Tillisse Boisseron au rebond, mais cela n’aura pas suffi, les bloquant ainsi à 10ème place du classement.

Le match à suivre : Feytiat Basket 87 – ASA Aulnoye (78-61)

L’illusion n’aura tenu qu’un quart-temps. Devant lors du premier acte, les Félines d’Aulnoye n’auront pas tenu face aux petites nouvelles de Ligue Féminine 2, qui pour le moment, impose leur loi à la division. Le duo Middleton/Rahmanovic tient toujours la baraque, la jeune Eva Falliot réalise sa meilleure sortie en LF2 (11 points) et Emily Prugnières réalise un chantier énorme au rebond (18 prises) pour assurer la quatrième victoire de suite du club de la banlieue de Limoges. Les cadres d’Aulnoye peinent à trouver la mire et du rythme, dépassées par la fougue et la constance de Feytiat sur 40 minutes.